L’aventure des utopies concrètes se poursuit le 16 novembre à Montreuil

Il y a un mois, le 19 octobre, toutes celles et tous ceux qui avaient participé ou s’intéressaient de près ou de loin au 1er Festival des Utopies Concrètes à Paris et en Ile-de-France s’étaient retrouvés à Casa Poblano pour un premier bilan du FUC avec l’idée d’imaginer la suite (voir compte-rendu ci-dessous).

festivaldesutopiesconcretes.org/wp-content/uploads/2012/11/P9294821-1024x682.jpg 1024w, festivaldesutopiesconcretes.org/wp-content/uploads/2012/11/P9294821-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Un mois est passé et le FUC vous invite à une nouvelle soirée pour poursuivre la réflexion collective bien engagée sous la forme d’une
réunion-dîner  vendredi 16 novembre  à partir de 19h30,
toujours au Casa Poblano à Montreuil, 15 Rue Lavoisier.

Une nouvelle occasion pour imaginer et concrétiser les projets et idées nés au cours de la discussion il y a quelques semaines, discussion qui avait réunie une quarantaine de personnes bien déterminées à poursuivre collectivement l’aventure naissante des utopies concrètes à Paris et en Île-de-France

Utopies concrètes à Paris et en IdF : idées et projets en débat

Le 19 octobre, les participants se sont accordés en général sur l’idée de laisser le temps au collectif de se souder et aux aspirations de se dégager spontanément, en évitant une formalisation trop précoce. La tendance est plutôt à ce que les organisations et participants puissent se soutenir les uns les autres dans leurs initiatives de façon très horizontale, autogérée et souple, sans créer de véritable superstructure. Le collectif du festival pourrait ainsi être une coquille de valeurs et d’énergies qui nourrisse chacun dans sa démarche.

Une grande envie aussi de la plupart des participants à aller vers le concret, le faire, l’apprentissage collectifs par le partage de savoirs, plutôt que les échanges théoriques et intellectuels.
On convient de la nécessité pour chacun de garder son identité et son fonctionnement autonome, tout en échangeant les compétences et en fédérant les démarches afin de gagner en poids et en visibilité, dans l’esprit de l’appel de la MINGA lancé à Notre-Dame –des-Landes durant l’été 2012. Ainsi, le festival pourrait emprunter trois fonctions au regard des initiatives locales, à savoir celles  d’inspirer, de relier et de soutenir.

Des points font plus débat, à savoir :
·    La façon dont le collectif se positionnera concrètement sur l’articulation entre luttes et alternatives, local et global
·    Les pratiques de gouvernance au sein du collectif
·    Le périmètre des valeurs, et s’il se superpose, inclut, dépasse celui des valeurs du mouvement des initiatives de transition

Des propositions et demandes de projets et activités se dégagent :

·    La création d’un groupe travaillant sur la thématique des déchets – et plus particulièrement des « D3E », les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques

·    La création d’un groupe travaillant sur la thématique de l’alimentation, et plus particulièrement sur le montage d’une structure de restauration volante qui proposerait un service de traiteur en accord avec les principes du slow food

·    La création d’un festival permanent rythmé par des thématiques mensuelles avec répartition des thèmes sur l’année et passage de relais entre les associations et collectifs concernés

·    L’organisation d’un Forum Ouvert, afin de permettre le regroupement des gens par affinités et leur engagement sur des projets concrets

·    La création d’un pôle « Inspire » qui comprendrait des travaux de réflexion critique et théorique sur la transition et les utopies concrètes, la définition d’une structure d’éducation permanente sur la Transition à Paris, la réflexion sur un festival permanent de cinéma alternatif permettant au plus grand nombre de voir et revoir un catalogue de « classiques » parmi les nombreux documentaires militants qui existent aujourd’hui. Enfin, au travers d’ateliers et d’œuvres artistiques, de promouvoir des approches plus émotionnelles, habitées et poétiques  de l’écologie et de la transition, afin de contribuer à la construction de nouvelles visions, récits et imaginaires.

·    La création d’un groupe de réflexion et d’élaboration de positionnements sur des sujets d’actualité et débats suscités par l’agenda politique

·    Création d’un groupe de travail consacré à la construction de liens et de ponts avec des mouvements et individus engagés dans la transition ou dans d’autres alternatives ou résistances. Ce groupe pourrait avoir entre autres pour objectif de développer un centre de ressources en ligne sur le site du Festival des Utopies Concrètes